Bourdon des pierres sur fleur
Insectes

Le Bourdon des Pierres, élégant et discret

Le Bourdon des pierres ! Si les bourdons avaient un concours de style, le bourdon des pierres serait sans doute l’un des plus remarqués. Avec son corps noir profond et son arrière-train roux flamboyant, il arbore un look sobre mais efficace.

Ce petit pollinisateur infatigable est un habitué des jardins, des prairies et des terrains secs, où il se faufile de fleur en fleur sans se soucier du regard des passants.

Partons à la découverte de ce bourdon qui ne manque pas de caractère.

Qui est le Bourdon des pierres ?

On l'appelle aussi "cul brun" ! Un nom qui le désigne plutôt pas mal.

Son nom n’est pas une coïncidence : il adore les habitats secs et pierreux. Contrairement au bourdon terrestre qui préfère les terriers abandonnés, lui s’installe volontiers dans les fissures de murs, sous des amas de pierres ou dans des tas de compost bien cachés. Un amateur de cachettes naturelles !

Bourdon des pierres avec du pollen
Bourdon des pierres ou Bourdon lapidaire

Comment le reconnaître ?

Il est difficile de le confondre avec un autre bourdon grâce à son apparence bien tranchée :

  • Un corps entièrement noir, bien dense en poils.
  • Un arrière-train roux vif, qui attire immédiatement l’attention.
  • Des poils courts et serrés, lui donnant un aspect plus lisse que certains de ses cousins plus "ébouriffés".

Côté taille, il se situe dans la moyenne des bourdons :

  • Reine : entre 20 et 22 mm.
  • Ouvrières : entre 11 et 16 mm.
  • Mâles : entre 14 et 16 mm.

Pas le plus gros de la bande, mais un bourdon costaud et déterminé, capable de voler même sous un ciel menaçant.

Particularité : Le mâle est un peu différent de la femelle. On peut le reconnaître grâce à une bande brune duveteuse visible sur le dessus de l'aile antérieure, mais la différence n'est pas évidente à voir.

Le Bourdon des pierres est il dangereux ?

En un mot : non. En deux mots : vraiment pas.

Le bourdon des pierres n’est ni un bagarreur, ni un teigneux. Comme tous les bourdons, il est d’un naturel paisible, bien trop occupé à butiner pour chercher des ennuis. Ses piqûres sont extrêmement rares, et il ne piquera que s’il se sent sérieusement menacé. En clair, tant que vous ne tentez pas de l’attraper ou de farfouiller dans son nid, il n’a aucune raison de vous attaquer.

Le Bourdon des pierres ou Cul brun
Le Bourdon des pierres ou Cul brun

Qui peut piquer ?

  • Les femelles (reines et ouvrières) ont un dard et peuvent piquer.
  • Les mâles (faux-bourdons), eux, sont totalement inoffensifs : ils n’ont même pas de dard !

Si une femelle pique, elle injecte une petite quantité de venin, mais contrairement aux abeilles, elle ne perd pas son dard, ce qui signifie qu’elle pourrait piquer plusieurs fois... Mais soyons honnêtes, elle a mieux à faire que de s’acharner sur vous !

Ses piqu^res ne sont pas plus dangereuses, ni douloureuses que celles des guêpes ou des abeilles. Sauf si bien entendu vous êtes allergique. Donc pas de panique : observez-le sans le toucher, laissez-le bosser tranquille, et vous ne risquez absolument rien.

C’est un précieux allié du jardin. Alors, respect et cohabitation sont de mise !

Comment vit le Bourdon des pierres ?

Le bourdon des pierres, c’est un travailleur acharné, et on peut l’apercevoir d’avril à octobre, période où il est en pleine activité. Dès que les températures deviennent douces, il sort de son nid et se met au boulot : butiner, récolter du pollen, nourrir la colonie… et recommencer !

Contrairement aux abeilles domestiques, le bourdon des pierres fabrique aussi un peu de miel, mais en quantité bien plus réduite. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas un produit d’exportation, c’est une réserve de nourriture uniquement destinée à la colonie. Alors inutile de rêver à une cuillère de "miel de bourdon", tout est consommé sur place !

Un butineur infatigable mais une vie éphémère

Comme tous les bourdons, il vit au rythme des fleurs. Il passe sa journée à :
🌼 Butiner pour récolter du nectar,
🐝 Transporter du pollen sur ses pattes arrière grâce à ses "corbeilles à pollen",
🏡 Ramener le tout au nid, où les ouvrières stockent et transforment ces précieuses ressources.

En général, il reste proche de son nid, dans un rayon de 500 à 1500 mètres. Mais certains individus plus téméraires peuvent aller bien plus loin, parcourant plusieurs kilomètres pour atteindre un bon coin à fleurs. Un vrai marathonien du pollen !

Le bourdon des pierres ne vit que quelques mois, sauf la reine, qui, après avoir fondé sa colonie au printemps, sera la seule à survivre à l’hiver. Elle hibernera dans un coin bien abrité avant de repartir à l’assaut des fleurs au printemps suivant.

Bref, le bourdon des pierres est un pollinisateur ultra-efficace, toujours en mouvement, et qui joue un rôle essentiel dans nos écosystèmes.

La courte vie du Bourdon des pierres
La courte vie du Bourdon des pierres

Que mange le Bourdon des pierres ?

Comme tous les bourdons, le bourdon des pierres est un gourmand, mais un gourmand ultra-efficace. Son menu quotidien se compose de nectar, pour l’énergie, et de pollen, pour les protéines.

Une technique de récolte bien rodée

Pour récupérer le pollen, il ne se contente pas de frotter ses poils sur les fleurs comme un simple amateur. Non, il vibre ! Grâce aux mêmes muscles qu’il utilise pour voler, il fait trembler la fleur, ce qui détache le pollen et le fait tomber directement sur son corps poilu. Pratique, non ? Il n’a plus qu’à le récupérer et le stocker sur ses pattes arrière, dans ses fameuses corbeilles à pollen.

Quant au nectar, c’est une autre histoire. Caché au fond des fleurs, il nécessite une langue bien adaptée. Malheureusement pour lui, le bourdon des pierres n’a pas la plus longue de la famille. Avec une proboscis (sa langue) de 12 à 14 mm, il est un peu désavantagé par rapport à son cousin le bourdon des jardins (18 mm) ou le bourdon terrestre (20 mm). Mais pas de souci ! Il sait s’adapter en choisissant des fleurs où le nectar est plus accessible.

Ses lieux préférés pour butiner

Le bourdon des pierres n’est pas difficile et peut s’installer dans de nombreux endroits tant qu’il y trouve de quoi manger. Ses terrains de jeu favoris :
🌾 Friches et prairies, riches en fleurs sauvages.
🏡 Jardins et parcs, où il adore les massifs fleuris.
🌳 Lisières de forêts, parfaites pour trouver un bon mélange de fleurs et d’abris.

Bref, tant qu’il y a de la nourriture et un endroit où s’installer, il est heureux !

Le bourdon des pierres super pollinisateur
Le bourdon des pierres super pollinisateur

Comment se reproduit le bourdon des pierres ?

Chez le bourdon des pierres, tout commence avec une reine motivée et un nid bien douillet.

Dès le printemps, la reine fraîchement réveillée de son hibernation cherche un endroit où s’installer. Elle construit son nid avec des herbes et de la mousse, avant de tout recouvrir de cire pour un effet cocon bien cosy. À l’intérieur, elle façonne des alvéoles, où elle pond ses premiers œufs, accompagnés d’un petit stock de pollen et de nectar. Parce qu’un bébé bourdon, ça mange beaucoup !

Des larves bien nourries... parfois un peu trop !

Cinq jours plus tard, les œufs éclosent et donnent naissance à des larves affamées. Elles se nourrissent du pollen soigneusement déposé par la reine… mais aussi des excréments des autres bourdons. Bon appétit !

Après huit jours, elles se fabriquent un cocon, où elles termineront leur transformation pendant deux semaines. Puis, tadam ! Les premiers bourdons adultes émergent, prêts à prendre leur rôle au sérieux.

Une armée d’ouvrières dévouées

Les premiers nés sont exclusivement des femelles ouvrières stériles, et leur vie tourne autour de trois missions essentielles :

  1. Trouver du pollen et du nectar pour nourrir la colonie.
  2. Agrandir le nid et l’entretenir.
  3. Protéger la reine, qui continue à pondre.

Avec le temps, la colonie grandit et peut atteindre 300 à 400 individus au plus fort de l’été.

Une nouvelle génération pour perpétuer l’espèce

À la fin de l’été, la reine change de stratégie et commence à pondre des œufs spéciaux qui donneront naissance à de jeunes mâles et de futures reines. Ces derniers nés n’ont qu’un seul objectif : se reproduire.

Une fois adultes, ils quittent le nid définitivement pour aller s’accoupler ailleurs. Les mâles, après avoir accompli leur mission, meurent (dur mais prévisible). Quant aux nouvelles reines, elles cherchent un endroit sûr pour hiberner, avant de recommencer le cycle l’année suivante.

Ainsi, il y a une à deux générations par an, et seules les jeunes reines survivent à l’hiver. La colonie, elle, disparaît… pour mieux renaître au printemps suivant !

Ses prédateurs ?

Les prédateurs des bourdons sont les oiseaux, parfois les chauve souris, mais surtout les pesticides et insecticides répandus dans les jardins et les champs. Le bourdon s'empoisonne en butinant les fleurs des plantes traitées avec des produits chimiques.

Comment reconnaitre les bourdons ?

Pas toujours évident de reconnaître les bourdons qui se promènent dans nos jardins. Voici les principaux

  • Le bourdon des pierres : avec son derrière orange et son dos noir
  • Le Bourdon des jardins : avec son derrière blanc et ses 3 rayures jaunes

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